Temples, pagodes, stupas, statues and co...

Publié le par yvan

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Statue dorée de Bouddha à Swayambunath

Impossible d'y échapper, de les ignorer ! La "Cité aux mille temples" en compte certainement davantage. De la haute pagode à toits superposés à la minuscule effigie gravée dans un mur, les lieux de dévotion sont innombrables. Je nomme "temples" cette multitude d'oratoires, de statues religieuses de toutes tailles, qui émaillent places, rues, venelles, cours de maison, puisqu'elles sont, elles aussi, vouées à des pratiques rituelles. Au petit matin, chaque hindouiste, c'est-à-dire 90% des habitants, fait sa puja (offrande, prière) devant l'effigie de son choix : Shiva, Vishnu, Ganesh, Nandi, Laxmi..., déposent une offrande qui peut être une simple fleur, puis se marquent le front d'une tika, traditionnellement un gros point de pigment vermillon dans lequel sont parfois incrustés quelques grains de riz, dans sa version modernisée, une pastille auto-adhésive de plastique coloré.   

 

Parmi les temples incontournables, on retient d'abord le plus monumental, édifié sur une colline dominant la ville à l'ouest, Swayambunath, alias "Monkey Temple". Je m'y rends à pied , contrairement à la plupart des touristes qui empruntent rickshaws, taxis, ou autres minibus. Que voulez-vous, j'aime marcher ! C'est du reste ce que je réponds aux chauffeurs de taxi qui n'ont de cesse de me solliciter à longueur de journée, en nepali "Hidnu, man parccha". Depuis le centre de Kathmandu, la balade dure à peine une demi-heure. Je traverse les quartiers de Chetrapati et de Tingal, puis franchis la Vishnumati River, en vérité un cloaque d'eaux noires et croupies, où survivent pourtant quelques aigrettes. Je me retrouve au pied de la longue volée de marches qui s'élève vers le site sacré. Trois magnifique bouddhas dorés y sont postés qui, par le mystère de leur sourire et leur main offerte, semblent inciter le pélerin à progresser. Parvenu au stupa, j'entreprends comme il se doit sa circumbulation et bien sûr dans le bon sens, celui des aiguilles d'une montre, à l'instar de tout bouddhiste qui se respecte. Je vais même jusqu'à mettre en branle une série de moulins à prières, dans les pas d'une vieille réfugiée tibétaine.

 

Attention aux singes ! Les magots sont bien là, ils pullulent sur le site, se nourrissant des offrandes faites aux déités. Je tente une approche auprès d'une gueunon, qui découvre ses dents pour m'impressionner, et lorsque j'avance la main à la toucher, elle me décoche une tape sèche sur l'épaule avant de s'enfuir en poussant des cris. Bizarre réaction. On pourrait les croire apprivoisés, à les voir vagabonder comme s'ils étaient sur leur territoire dans ce lieu très fréquenté par les humains. En fait il n'en est rien, ils restent des animaux sauvages farouches lesquels il faut garder une distance.

203-Shiv-Temple-Ktm.jpgLe temple "aux lions" à Durbar Square

Ensuite, Durbar Square, le coeur historique, assemblement d'édifices religieux donnt les plus visibles, les plus emblématiques, sont les pagodes. Quoique le pagode la plus spectaculaire et unique avec ses cinq toits, Nyatapola se dresse dans la cité voisine de Patan.

 Au débouché du bazar, mes pas me conduisent vers cette vaste esplanade que longe sur un côté l'ancien Palais Royal aux curieuses colonnades de style néo-grec. L'une des plus hautes pagode est en cours de réfection, enserrée par un gigantesque échafaudage en bambou où évoluent et s'activent des ouvriers. Comme souvent, vient le moment où après avoir parcouru la place en tous sens et poussé une incursion sur celle, perpendiculaire, qui lui fait suite, j'escalade les marches de géant d'une pagode pour m'asseoir sur la plus haute. De cet observatoire idéal, investi par des personnes de toutes conditons, porteurs, écoliers, vieillards, mères de famille, badauds, "chasseurs" de touristes, je contemple les scènes sans cesse renouvelées qui se jouent sur la place.

199-Buddhist-Temple-Bodnath.jpgTemple bouddhidte lamaïste à Bodnath

 

Enfin, on ne manquera pas d'aller faire un tour sur les sites de Bodnath et Pashupatinath, respectivement bouddhiste et hindouiste, sous peine de n'avoir point fait le minimum requis de visites culturelles.

Quant à moi, mon lieu de prédilection est plus confidentiel, un peu en retrait de la grande rue passante de Chetrapati. C'est un harmonieux stupa, Chaytia Bahal, réplique miniature de celui de Swayambu, auprès duquel je ressens une grande sérénité, à l'écart du trafic, à l'abri du vacarme urbain. L'esplanade sur laquelle il est édifié sert de cour de récréation à des écolières et de terrain de foot aux gamins du quartier. A la tea-shop d'angle, je commande un thé que je bois à l'extérieur alors que le soleil couchant colore de rose le dôme chaulé du stupa et fait étinceler les disques de sa flèche dorée.

Publié dans Annapurnas

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celineuh 10/05/2007 08:53

Salut! Quelle expérience, c'est interessant, et agréable de lire des impressions uniques, et non influencées par un quelconque guide des "moeurs et coutûmes" Népalaise...Autant dans le marché que face à un jeu d'échec, on sent l'ambiance, et un joli regard sur le monde...