Souvenirs, souvenirs

Publié le par yvan

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Marché aux souvenirs, Basantpur

 

 

L'amateur de shopping trouvera son bonheur à Kathmandu qui est sûrement la métropole asiatique où la densité de boutiques, étals, commerces ambulants est la plus forte, notamment dans le quartier tibétain deThamel. Autant vous le dire, faire la chasse aux souvenirs n'est pas précisément ma tasse de thé, pourtant je ne peux qu'être fasciné par cette profusion, témoignant de l'extraordinaire vitalité commerciale des Népalais. Parfois, je me dis pourtant que trop c'est trop !

Malgré tout, je hante ces lieux, ne serait-ce qu'en défilant dans les rues du quartier où se jouxtent continûment les commerces, dans une ambiance concurrentielle bon enfant mais effrénée. Et puis, les cadeaux à rapporter aux personnes aimées, aux amis, nécessitent un minimum de fréquentation des boutiques de souvenirs, non ? Mais quel casse-tête "népalais" ! Où aller ? Que choisir ?...

 

Les souvenirs auxquels j'aurai toujours échappé : kukhri (couteau népalais), moulins à prières, masques, note-books et autres papeteries en papier népalais, objets en papier mâché (artisanat kashmiri), carpets, tee-shirts brodés "yéti", "Tintin in Tibet", "Namasté"... ou à la demande, genre "Tour des Annapunas - mars 2007" sur fond de pics enneigés surmontés d'arcs-en-ciel, couvre-chef de broussard avec écusson Népal, et tant d'autres...

Brahma, Shiva, Vishnou, faites-moi grâce du typique, de l'exotique, du couleur locale !

Ceux pour lesquels je peux craquer : bijoux et pierres semi-précieuses, étoles, châles en pashmina (chers) ou en laine de yak (moins chers), colliers en perles de verre colorées, sets de bracelets en verre, thangka (peinture sur soie tibétaine), instruments de musique, CD, livres, objets du quotidien, thé, épices, encens.

 

Passant devant ces commerces, le touriste est constamment sollicité, interpellé, convié à pénétrer à l'intérieur - just for a look - mais les marchands savent dans l'ensemble se cantonner aux limites de l'insistance pesante et déplacée. Hormis peut-être les ambulants, capables de le poursuivre sur des dizaines de mètres pour le persuader de faire la bonne affaire en lui achetant - very cheap price - bracelets Om Mani Padme Hum, figurines en bois de bouddhas ou d'éléphants, flûtes, saranghi (instrument à cordes de musique traditionnelle) ou substances illicites. J'ai pour ma part appris à les décourager des simples formules "magiques" chaindina (je n'en veux pas), ou kanaina (je ne fume pas) lorsqu'il s'agit de haschich, ganja ou autres pollen.

 

Dans Thamel, les magasins d'articles de montagne, visant la clientèle trekkers et alpinistes, sont pour le moins aussi nombreux que ceux de thangka et objets rituels mais il n'échappera à personne que les marques griffant doudounes, polaires, sac à dos, duvets, chaussures sont des contrefaçons,  la palme revenant sans conteste à l'envahissante North Face que l'on retouve même comme enseigne d'un petit centre commercial pour touristes situé au coeur du quartier. Pour être honnête, cela ne signifie pas pour autant que ces produits soient de piètre qualité.

 

Venons-en à l'essentiel : point de bon achat sans marchandage ! Tout commence avec l'annonce par le vendeur du prix maximum qu'il espère obtenir de l'objet convoité. Il est mal venu d'en rester là, par corrections successives de part et d'autre vous finirez par vous entendre sur un prix qui ne lèse ni le vendeur, ni l'acheteur - le marchandage se déroule un peu partout dans le monde de la même façon -. Vous pouvez faire mine de partir, d'aller voir un concurrent, c'est assez efficace.  La transaction est généralement ponctuée de force "my friend", "best price for you"..., voire accompagnée d'une tasse de thé.

Si vous remportez l'article pour la moitié de son prix initial, soyez persuadés que vous avez fait une bonne affaire.

J'ai l'habitude de conclure un marché en posant au marchand la question "Are you happy ?". Il me répondra positivement et me retournera la question à laquelle j'acquiescerai. Cette séquence de civilités peut être inversée.

 

Marchandez, c'est un "sport" national des plus prisés !

Publié dans Annapurnas

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teresa 14/05/2007 18:43

J'adore marchander !!! et c'est un jeu que je pratique régulièrement pendant mes voyages...